Contre l’austérité, mobilisation!

Publié le par Rédaction Parti de Gauche Montreuil

Contre l’austérité, mobilisation!

Alors que les lois Macron et Rebsamen adoptées vont encore réduire les droits des salariés, faciliter et baisser le coût des licenciements, la rémunération des dirigeants des entreprises du CAC 40, dont Michel Combes, ex-PDG d'Alcatel, a augmenté de 10% en 2014 pour atteindre 153 millions d'Euros, soit 8823 smic annuel.

Pourtant F.Hollande et Manuel Valls viennent d'annoncer une nouvelle réforme libérale du code du travail, sensée faciliter la création d'emplois, alors qu' aucune des précédentes réformes du marché du travail sensées atteindre cet objectif n'a tenu ses promesses.

Au contraire, ce que l'on constate année après année, c'est bien une hausse galopante des inégalités, de la précarité et du chômage qui minent les solidarités, provoquent les replis sur soi et fournit le terreau ou prospère le FN.

Face à cette situation, alors que les collectivités locales pourraient constituer un bouclier social pour amortir et contrecarrer ces inégalités, pour la deuxième année consécutive, le gouvernement vient de confirmer la baisse des dotations aux collectivités de 11 milliards d'Euros.

Cette politique suscite la colère des maires qui va s'exprimer partout en France le 19 septembre, et notamment à Montreuil à l'invitation de Patrice Bessac et de la majorité municipale.

A Montreuil, cela se traduit par une baisse des dotations de l’État de 10 à 12 millions d’euros par an d’ici à 2017. Ces millions en moins pour les crêches, les écoles, les équipements sportifs ... servent notamment à financer le « Pacte de responsabilité » et les entreprises au travers du CICE (Crédit Impôt Compétitivité Emploi).

En Seine Saint Denis, 100 millions d’euros ont ainsi été versés aux entreprises en 2014 pour « créer des emplois » alors que le chômage est passé de 12.7% à 13.2%

Dans le même temps, l’État oblige les municipalités à mettre en place la modification des rythmes
scolaires entraînant des dépenses nouvelles qu’il refuse de financer et contraignant donc les villes à réduire les dépenses d’autres secteurs.

La volonté gouvernementale est bien d'imposer l'austérité à tous les étages, pour le plus grand
bonheur du patronat et des marchés financiers. La droite partage bien sur ces objectifs, et applaudit des deux mains la réduction des moyens du service public. Elle mettra en oeuvre les mêmes logiques en pire si elle gagne de nouvelles régions aux élections prochaines...

Cette offensive contre les droits sociaux et les services publics appelle une mobilisation, durable et de grande ampleur des élu-e-s et de la population.

Dans cette bataille, le groupe FDG avec le maire et la majorité municipale prendra toutes les initiatives nécessaires pour répondre à l'urgence sociale : débats publics, pétition, action symbolique, manifestation, coordination des collectivités mobilisées contre les baisses de dotation...

Parce que nous refusons la réduction du service public qui est notre bien commun, faisons converger mouvement social et mouvement politique pour exiger de l’État, de l’Europe, d’autres
choix que ceux de l’austérité.

Habitant-e-s, personnel communal, élu-e-s,
Tou-te-s ensemble contre l'austérité,
Rassemblons-nous à 10h, Mairie de Montreuil,
Signez la pétition.
Pour les services publics et le bien
commun !

Nos propositions :

Les entreprises du CAC 40 ont versé un montant total de 56 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires en 2014, niveau record d’avant crise. Les 3 grandes banques françaises BNP
Paribas, Société générale et Crédit agricole à elles seules se partagent 4 milliards d’euros de ce gâteau. Par quel miracle ? Elles empruntent auprès de la Banque Centrale Européenne à 0,05 %, et prêtent cet argent aux régions, départements et communes à des taux d’intérêt allant de 2,3 à 4 %.

Les banques s’enrichissent sur le dos des collectivités locales.

Si la ville de Montreuil pouvait emprunter aux mêmes conditions que les banques, elle économiserait 5 millions d’euros par an ! C’est autant d’argent qu’elle pourrait investir dans des services publics utiles à tous : rénovation et construction d’écoles, crèches, gymnases, bibliothèques...

Habitant-e-s de Montreuil, nous affirmons que les collectivités locales n’ont pas à subir les conséquences de la crise.

Nous demandons :
• l’arrêt immédiat de cette austérité imposée aux collectivités,
• l’alignement des taux d’intérêts des collectivités sur le taux d’intérêt accordé aux banques.
• Le rétablissement intégral des dotations de l’État aux collectivités

Les équipements et les services publics utiles à la population ne doivent plus financer les actionnaires des banques !

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