Communiqué : expulsés de la Barre Balzac

Publié le par Parti de Gauche 93

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Communiqué du Parti de Gauche Seine-Saint-Denis

 

Expulsés de la Barre Balzac

 

 

Le Parti de Gauche exige que des solutions d’hébergement soient immédiatement proposées aux expulsés de la barre Balzac.

 

190 personnes avaient été expulsées le 8 juillet 2010, à la demande de l'Office Départemental de l'Habitat, dans la perspective d’une destruction imminente de la barre dans le cadre du renouvellement urbain (dispositif ANRU) . Après deux semaines de campement et des scènes de violences policières dont les images ont été largement diffusées et médiatisées, la préfecture sous la pression, a été forcée d’héberger les familles dans des hôtels.

9 mois plus tard les expulsés ont été remis à la rue.

Le 18 avril 2011, le Préfet du 93 a en effet décidé de mettre fin à l’hébergement hôtelier des familles et célibataires sans-papiers, qui constituent la majeure partie des expulsés.

L’Etat a décidé de gérer la question du logement par une logique de régulation par le marché là où il y a urgence à répondre à un besoin collectif . Aussi nous condamnons cette décision de l’Etat qui va de pair avec les coupes budgétaires brutales du gouvernement sur le budget d’accueil des sans-logis, notamment en Ile de France. 

Dans ces conditions, nous sommes conscients des difficultés pour les villes des zones populaires d’être confrontés à toujours plus de misère et de précarité alors même que l’Etat par sa politique de diminution de l’aide à la pierre, par le non respect de la loi SRU dans de nombreuses villes, par la baisse des barèmes d’accès aux HLM, par l’application du surloyer freine la construction de logements sociaux et brise la mixité sociale.  

Nous sommes prêts à nous mobiliser avec elles pour revendiquer auprès de l'Etat des solutions pour permettre l’accès de tous au droit au logement et la fin des discriminations territoriales. Le logement social doit être un logement pour tous.

En revanche, nous regrettons la décision de la Mairie de la Courneuve de demander à la préfecture l’évacuation des sans-logis de la place de la Fraternité. Ce n'est pas la bonne réponse à cette situation créée par la décision arbitraire de la préfecture de mettre fin brutalement aux hébergements.

Nous demandons à la Mairie de la Courneuve d'agir avec l'ensemble des familles et leur soutien pour mettre fin à cette situation indigne.

Nous affirmons en tout premier notre solidarité avec les expulsés de la tour Balzac, mais aussi avec l’ensemble de la population de la Courneuve et notre soutien à la lutte de tous pour le droit à un logement de qualité dans un environnement agréable pour toutes et tous.



Nous réaffirmons également notre position qui est de sanctionner les maires hors la loi qui rejettent les plus pauvres, en leur coupant le robinet des dotations d'Etat.

 

 

 

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