De Montreuil à Santiago...

Publié le par Juliette Prados

Le 16 octobre 2009, le comité du Parti de Gauche de Montreuil organisait une soirée de soutien à Jorge Arrate, candidat à l’élection présidentielle au Chili, sous le thème « Où va la gauche au Chili? ».

Armando Uribe, Président du PS chilien en France, Christophe Ventura, de la commission internationale du PG, Martine Billard, députée de Paris et Alexis Corbière, conseiller PG de Paris ont pris tour à tour la parole.

Armando Uribe s’est attaché à démystifier la propagande dominante qui présente un chili légendaire, résultat d’un véritable miracle économique exemplaire – bien sûr – de la réussite du modèle libéral. Un vaste mensonge qui masque de profondes inégalités dans un pays démocratisé, certes, mais où prospère plus que jamais cette nomenclature militaire et financière qui a profité de l’ère Pinochet. Il a informé l’assemblée de la progression de la candidature de Jorge dans l'opinion et les sondages.

Christophe Ventura, a ensuite mis en perspective l’élection présidentielle chilienne avec le train d’élections générales
qui se dérouleront dans la quasi-totalité des pays d’Amérique Latine d’ici l’année prochaine. Marquées par le coup d’État auHonduras, et la probable victoire de la droite au Chili, ces élections sont à haut risque pour l’avenir de la gauche latino-américaine.

Martine Billard, vice-présidente à l’AssembléeNationale du Groupe d’amitié Franco-chilienne, a rappelé le lien historique existant depuis les années 1960 entre les gauches française et chilienne, soulignant que – malgré la fin de la dictature – de très nombreux exilés chiliens ne peuvent toujours pas rentrer dans leur pays, et évoquant avec force le scandale des spoliations, du racisme et de la répression que subit encore aujourd’hui le peupleMapuche.

Alexis Corbière a conclu ces interventions en expliquant le soutien apporté par le Parti de Gauche à la candidature de Jorge Arrate. L’élection de décembre n’est pas qu’une question chilienne : en effet, quel militant de gauche, qu’il soit chilien, français ou autre, peut accepter la décision suicidaire de la sociale démocratie qui, dans le pays de Salvador Allende et alors que la présidente sortante est issue de ses rangs, a décidé de ne pas présenter de candidat pour se
ranger derrière celui de la Démocratie Chrétienne ? Voilà à quoi aboutit cette ligne Sociale Démocrate qui s’est partout dans le monde résignée à accompagner le néo libéralisme depuis 20 ans, et quine sert plus à rien. De toute évidence, la gauche chilienne a besoin d'une force politique nouvelle. C’est pourquoi le PG soutient la candidature de Jorge Arrate, et les forces regroupées dans Juntos Podemos.

À la fin de ces interventions passionnantes, la centaine de participants s’est retrouvée autour d’un buffet que les militants avaient préparé en apportant chacun les spécialités « latinas » : Pisco et vins chiliens à la santé de la Gauche !

Publié dans Reportage

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article