De retour du Mans

Publié le par Riva Gherchanoc

photo-riva-blog.jpg« Le Front de Gauche est il prêt à s’élargir ? », voilà la question posée ce dimanche 21 novembre par Clémentine Autain, responsable de la FASE, invitée du 2èmecongrès du Parti de Gauche au Mans.

La réponse fut immédiate -les 700 délégués présents dans la salle clament un « oui!» franc et massif -, et sans équivoque : le Parti de Gauche est prêt depuis le début de sa création « à tendre la main à toute l’autre gauche », celle qui se réclame de la rupture radicale avec le capitalisme ou de la sociale démocratie qui l’accompagne sans la combattre. Oui « nous sommes propres à dissoudre notre parti pour créer la nouvelle force » rappelle Jean-Luc Mélenchon.

Oui, car depuis la création du Parti de Gauche, notre volonté a toujours été de tendre à une nouvelle force politique qui, au delà des cartels historiques qui ont permis la création du Front de Gauche, permettra l’association, la réunion du plus grand nombre.

Oui à la venue de nouvelles forces politiques qui, telles la FASE et du M’PEP, en font explicitement la demande.

Oui à la création de comités Front de Gauche ouverts à tous les citoyens, partout où les forces militantes le permettent.

Oui à l’élargissement du Front de Gauche en Seine-Saint-Denis, oui à sa durabilité car comme le dit clairement Clémentine Autain « ce qui nous rassemble est supérieur à ce qui nous divise ».

Et notre responsabilité collective est de taille dans ce département vis à vis de nos concitoyens. Tous les responsables et animateurs politiques des forces de l’autre gauche le savent.

Ils le savent parce que, collectivement, nos forces politiques respectives se sont rangées en ordre de bataille derrière les forces syndicales pour combattre une droite autiste, boursicotière et irresponsable, et les nombreuses «réformes » qu’elle entreprend les unes après les autres.

Je l’évoquais lors du Congrès, c’est la « Grande Régression » qui est menée dans notre département.

Mais face à cette grande régression, jour après jour, nous militons ensemble sur le terrain pour faire reculer la politique d’une droite qui n’est là que pour servir les intérêts des siens, non l’intérêt général. Ceci se traduit à l’échelon local, villes et département, dans les collectifs unitaires (retraites, travailleurs sans papiers, etc).

Ensemble, depuis plus d’un an déjà, nous avons su nous mettre en ordre de marche pour interpeller nos élus communautaires d’Est Ensemble, sensibiliser les citoyens pour qu’ils se saisissent d’un bien qui nous est commun, l’eau.

Ensemble, nous faisons face aux orientations politiques nouvelles menées dans le département par un PS privilégiant le champ économique au champ social, oubliant ainsi sa compétence première, celle d’œuvrer à de véritables politiques sociales et solidaires dont la majorité de nos habitants ont besoin, et notamment notre jeunesse.

Ensemble, à Montreuil nous - militants, responsables politiques, syndicaux, associatifs, élus de la minorité, simples citoyens - savons le plus largement possible nous rassembler pour défendre ce qui nous appartient de droit. L’illustration du combat mené pour la défense des centres de santé municipaux n’en est qu’un exemple.

Ensemble les forces multiples et nombreuses de l’Autre Gauche que compte la Seine-Saint-Denis doivent faire campagne commune lors des échéances électorales locales.

Nous le faisons déjà sur le terrain, allons jusqu’au bout de la logique ! Non pas pour « se faire plaisir », non pas pour la sensation de satisfaire un égo ou que sais-je encore. L’objectif est clair : la perspective de mettre en place une politique radicale de rupture qui s’impose pour l’intérêt commun de toutes et tous.

Nous ne cessons de le dire, le répéter, il est temps d’agir, actons sans plus attendre !

La campagne de 2005 contre le traité constitutionnel comme les élections européennes de 2009 et régionales de 2010 ont fait déjà leur preuve. Continuons !

Cette exigence de l’unité ne peut pas souffrir d’exception en Seine-Saint-Denis, car, si tel était le cas, il en irait de l’irresponsabilité politique de ceux qui collectivement refusent un accord équitable sur notre territoire.

Mais de plus, cette exigence de l’unité passe dans le cadre d’un Front de Gauche élargi, ne se satisfaisant pas d’attendre les échéances électorales de 2012 car, dès aujourd’hui, « notre tâche est de constituer le peuple ».

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