Des papiers pour les travailleurs et les travailleuses !

Publié le par Parti de Gauche

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Mercredi 30 mars 2011, le Parti de Gauche était aux côtés des travailleurs et travailleuses sans papiers pour manifester devant le ministère du travail où la commission de lutte contre le travail illégal se réunissait. Dans cette lutte pour la conquête des droits sociaux, le Parti de Gauche continue d’engager toutes ses forces aux côtés des forces syndicales et associatives, dans le bras de fer qu’ils mènent avec le gouvernement depuis 2 ans. Le mot d’ordre est clair : « Halte à l’exploitation sauvage et aux mensonges éhontés du gouvernement sur la question des travailleurs et travailleuses sans papiers ! ». Danielle Simonnet, Secrétaire Nationale du PG et Conseillère de Paris et Riva Gherchanoc, membre du Bureau National et animatrice de la commission Migrations, accompagnées de militant-e-s parisien-ne-s du PG (Raphaël Bloch pour le comitè 16e/17e et Pierre-Edouard Garbe pour le 15e) étaient du rassemblement.

Et pour cause, le Parti de Gauche dénonce, depuis Octobre 2009, le double langage du gouvernement qui affiche simultanément son intention d’agir contre le travail illégal et continue de laisser sans droits des milliers de travailleurs et travailleuses dans la précarité.

Le gouvernement s’était engagé à traiter leur situation. Dont acte ! Or il est manifeste que le gouvernement ne respecte pas ses engagements : les demandes de régularisation des travailleurs et travailleuses sans papiers s’entassent sur les bureaux de l’administration. Sur les 3900 demandes déposées avant le 30 novembre 2009, seulement 1500 ont à ce jour été traitées et pour la plupart refusées, alors même que les textes imposaient à l’administration de se prononcer dans les 4 mois !

Les négociations qui ont eu lieu les 11 et 18 juin 2010 sur la régularisation des travailleurs et travailleuses sans papiers ont permis de rédiger un guide des bonnes pratiques, nommé addendum. Ces négociations ont elles même débouché sur la négociation de nouveaux textes (octobre 2010, 5 novembre 2010). A chaque fois le gouvernement s’est engagé à les respecter. Or à ce jour, aucun des engagements pris par le gouvernement n’a été tenu. Les autorités pratiquent la politique arbitraire du « traitement au cas par cas » qui n’a d’égale que son extraordinaire absurdité. Le Parti de Gauche veut ainsi rappeler qu’il est inacceptable que des milliers de camarades se voient encore nier leurs droits élémentaires et inaliénables de travailleurs et travailleuses.

A l’évidence, le gouvernement agit dans l’intérêt bien compris des grandes entreprises qui profitent d’une main d’œuvre bon marché et dépourvue de toutes protections légales. Le gouvernement se rend ainsi coupable d’une politique qui garantit l’impunité des patrons voyous qui exploitent des milliers d’hommes et de femmes incapables de faire valoir leurs droits.

Le mépris affiché du gouvernement conduit à un véritable drame social, car en réalité, quelles sont les alternatives offertes aux travailleurs et travailleuses sans papiers ? Aucune, si ce n’est l’exploitation sauvage et la prise en otage par des entreprises qui usent et abusent de cette main d’œuvre corvéable à souhait.

La régularisation est de fait une nécessité pour ces travailleurs et travailleuses qui cotisent et participent à la production économique du pays. Selon l’OIT, 300 000 à 400 000 travailleurs et travailleuses sans papiers seraient présents en France pour une participation à hauteur de 4% du PIB.

Le Parti de Gauche exige ainsi la régularisation de tous les travailleurs et travailleuses sans papiers, sans exception !

« Appel d’air » nous crie-t-on ! Mensonge nous répondons! Le gouvernement exploite la misère humaine avec pour seul dessein de servir les intérêts du capital financier et de stimuler les hyper-profits. Ces travailleurs et travailleuses précaires ne doivent plus être la valeur d’ajustement d’un système qui demande tant à celles et ceux qui ont si peu !

La mobilisation de toutes et tous est d’importance. En effet, à l’issue de ce rendez-vous au Ministère, les syndicats sont parvenus à obtenir du gouvernement :

 

  • La prolongation de l’addendum au delà du 31 mars ! Ce qui signifie que les travailleurs et travailleuses sans papiers ont la possibilité de déposer encore leur dossier en préfecture et doivent continuer à le faire.
  • La tenue d’une prochaine réunion  avec la Direction Générale du Travail pour examiner tous les dossiers refusés
  • La tenue d’une autre réunion avec la Direction Générale du Travail et la Direction de l’Immigration pour examiner les problèmes sur des bulletins de paye de plus de 1000 salarié-e-s
  • Et examiner de nouveau tous les accidents de travail des travailleurs et travailleuses sans papiers, afin que le droit commun leur soit reconnu

 

Le Parti de Gauche ne lâchera rien ! Le combat continue, et d’ores et déjà 2 prochains rendez-vous auxquels le Parti de Gauche sera présent et appellera à manifester :

Le vendredi 29 avril lors de la prochaine commission de suivi

Et le dimanche 1 er mai pour la journée internationale des travailleurs et travailleuses

 

 

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