Dimanche 29 mai, prenons la Bastille!

Publié le par Rudy Pierron

rudy.jpg En 2001, le peuple argentin pillé par les politiques du FMI se soulevait et criait à ses oligarques: "que se vayan todos!" : qu'ils s'en aillent tous. ! Nous ne voulons plus de ces politiciens qui servent les intérêts des actionnaires au lieu d'être au service du peuple.

En 2005, les citoyens français ont rejeté avec la même vigueur le projet de constitution européenne demandé par les libéraux de tous bords. Nous avons dit "Non!". Nous ne voulons pas être de la chair à canon au service des marchés.

Depuis, l'Histoire s'est considérablement accélérée. En France, par exemple, il y a eu les mouvements contre le CPE, contre la crise en 2008, contre la réforme des retraite cet automne.

Et ce printemps, les oligarques du monde entier ont entendu avec stupeur le retour du mot "révolution" dans la bouche des peuples. Nos camarades de Tunisie nous ont montré la voie. Ils exigent la justice sociale, le partage des richesses et la tenue d'une Assemblé Constituante.

 

Le mouvement depuis a fait tache d'huile en Égypte, en Syrie, dans d'autres pays arabes et s'est déporté sur la rive sud de l'Europe.

Nos camarades espagnols occupent aujourd'hui depuis quinze jours les principales places du pays nuits et jours, organisent au cœur des villes une contre-société autogestionnaire et revendiquent comme en Tunisie, comme en Islande,  le partage des richesses et la tenue d'une Assemblée Constituante.

 

Aujourd'hui, en Europe et dans le monde, plus de 600 villes montrent sous des formes différentes leur solidarité avec la révolution espagnole. A Athènes par exemple, ils étaient 30000 à crier "el pueblo unido jamas sera vencido": le peuple uni jamais ne sera vaincu.

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En France aussi la solidarité s'organise. A paris, à Lyon,Toulouse, Marseille, Nancy, Strasbourg.

Mais il n'est pas question seulement de crier "vive la révolution espagnole". Depuis dix jours, à Bastille par exemple, des centaines de jeunes, de précaires, d'étudiants, de retraités s'organisent en Assemblé Générale et en commission. Le mot d'ordre de "Prise de la Bastille" est dans toutes les bouches et dans tous les cœurs de ces citoyens en lutte. La journée du dimanche 29 mai va être décisive pour ce qu'on appelle déjà la "french revolution".

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Au Parti de Gauche, bien entendu, nous soutenons ces mobilisations et sommes de tout cœur avec les revendications portées par les peuples en lutte. Nous exigeons depuis le début le départ des oligarques et de leurs laquais et nous rappelons que la richesse doit revenir à ceux et celles qui la produise, c'est-à-dire les travailleurs et les travailleuses.

 

Vite, la révolution citoyennes à l'échelle de tous les peuples!

A bas les oligarques!

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