Est-Ensemble et SEDIF : lettre envoyée aux 1100 signataires de la pétition

Publié le par Nicolas Voisin

Ci-dessous la lettre adressée ce jour aux quelque 1100 signataires de la pétition Est-Ensemble pour la gestion publique de l'eau. Elle fait le point sur la situation, et propose un certain nombre d'initiatives pour conclure l'Acte I de cette belle bataille et préparer activement l'acte II...

 

 


 

  Deux dates à marquer dans votre agenda :

 

Le 16 février 2010, 17h30, à Romainville (Palais des Fêtes - 28 avenue Paul Vaillant-Couturier) Rendez vous citoyen à la séance publique du conseil communautaire, pour la remise solennelle des signatures de la pétition (et une action surprise !). Merci de confirmer votre participation en écrivant à cette adresse.

 

Le 11 mars 2010 à Bagnolet (Salle et heure à préciser) : assemblée publique « Pour le retour en gestion publique de l’eau dans toute l’Île-de France » proposée par le Parti de Gauche.

 

 


 

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Bagnolet, le 11 février 2010

Citoyennes, citoyens,

 

Vous avez récemment signé la pétition Est-Ensemble pour la gestion publique de l'eau, lancée le 17 janvier 2010 à l’initiative du Parti de Gauche, et nous vous en remercions.
Nous nous permettons aujourd’hui de revenir vers vous afin de vous informer des derniers développements de cette campagne et de vous faire des propositions pour élargir le mouvement et envisager ensemble la suite des événements.

Où en est-on ?

 

Une étape décisive a été franchie le 27 janvier, avec la décision qui s’est en effet imposée au sein du comité des maires de l’agglomération de ne pas adhérer au SEDIF, proposant la mise en place d'une convention de un an entre « Est-Ensemble » et le syndicat des eaux, afin de permettre à l'agglomération, en tant que non adhérente, de continuer à se fournir en eau potable, et de lui laisser le temps de lancer une étude sur le mode de gestion le plus opportun, dans l'intérêt des populations concernées. Parallèlement, ce délai sera utilisé par « Est-Ensemble » pour affirmer sa position politique sur la question de l'eau.

 

Il s’agit d’un événement considérable, et d’une incontestable victoire pour notre initiative citoyenne, puisque cette décision correspond exactement à la première demande de notre pétition ! Cette étape franchie, il est désormais permis d’envisager sérieusement le retour en gestion publique de l’eau dans la communauté d’agglomérations « Est-Ensemble » et, au-delà, de remettre en cause dans notre région et dans le pays la mainmise du Cartel des multinationale de l’eau sur ce bien commun : c’est l’Acte II de notre mouvement qui commence.

 

Mais la vigilance reste de mise, car un certain nombre d’indices révèlent que cette décision n’était pas du tout prévue au départ par les principaux responsables de l’agglomération (on remarque d’ailleurs l’absence quasi-totale – pour l’instant – de communication des responsables politiques sur cette décision pourtant exceptionnelle), et un certain nombre de formulations montrent que la marche vers le retour en gestion publique de l’eau que devront choisir nos élus doit être accompagnée par un vaste mouvement citoyen.

 

Par exemple Bertrand Kern, maire de Pantin et nouveau président de l’agglomération, tempérait dans le Parisien du 29 janvier 2010 l’objectif d’une gestion publique, en disant vouloir « se donner le temps de la réflexion [et mener] une étude juridique et financière pour mesurer les avantages et les inconvénients d’une gestion publique de l’eau ou de la poursuite d’une gestion confiée au privé », et concluant, à propos du nécessaire rachat des réseaux « [qu’]il faut prendre garde à ne pas grever les finances de l’agglo ». L’interview de Bertrand Kern à la Gazette des Communes du 8 février est sensiblement sur la même tonalité, et il faut aussi remarquer dans cet article comment Monsieur Philippe Knusmann, directeur général des services du SEDIF, cherche déjà à limiter la démarche de l’agglomération à une simple manœuvre de négociation.

 

Faisant preuve elle aussi d’une grande prudence, Dominique Voynet, maire de Montreuil, se contentait d’annoncer très discrètement la nouvelle dans l’éditorial son journal municipal par ces quelques phrases : « Est Ensemble a décidé de ne pas adhérer pour l'instant (sic) au Syndicat des eaux d'Île-de-France. L'enjeu ? Etudier sérieusement la possibilité du retour, dans le cadre de l'agglomération, à une gestion publique de l'eau ».


 

Que proposons-nous ?

 

Ne gâchons pas notre satisfaction : le comité des maires de l’agglomération a pris une très bonne décision. Il faut s’en féliciter, franchement, sans arrière pensée et sans faire de mauvais procès d’intention.

 

Mais comme l’indiquait l’article du Parisien du 29 janvier, un pavé a été jeté dans la mare du SEDIF de Monsieur Santini, un « bras de fer » est désormais engagé avec le syndicat des eaux, et derrière ce dernier, avec le cartel des multinationales de l’eau, Veolia et Suez, qui ne laisseront pas s’échapper le pactole qu’elles se disputent aujourd’hui dans le cadre de l’appel d’offre lancé par le SEDIF.

 

Le retour effectif de la gestion publique de l’eau sera difficile et âprement contesté. L’acte II commence et il faut se préparer à l'inévitable rapport de force qui ne manquera pas de surgir. Les élus devront prendre leurs responsabilités… Mais une implication citoyenne est indispensable.


 

  • C'est pour cela que nous appelons les quelque 1100 signataires de la pétition résidant sur le territoire de l’agglomération « Est-Ensemble » à se retrouver à la séance publique du conseil communautaire, mardi 16 février à 17h30 à Romainville, pour assister à la remise solennelle de l'ensemble des signatures et assister aux débats sur la question de l’eau. Merci de confirmer votre participation en écrivant à cette adresse.
  • En outre, le Parti de Gauche propose aux citoyen-ne-es volontaires pour mener cette action au niveau de l’agglomération de se retrouver pour une assemblée publique le 11 mars à Bagnolet (la salle et l’heure seront précisées)…… sur le thème « Pour le retour en gestion publique de l’eau dans toute l’Île-de France ».
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