Le feu aux poudres

Publié le par Juliette Prados

ju2.jpg Des conflits sociaux, nous en avons connu, nous en connaîtrons encore. Celui qui nous agite aujourd'hui n'est ni le premier, ni le dernier. Et pourtant, il prend une teinte particulière, amère ; chaque jour passé, chaque annonce du gouvernement nous pousse un peu plus loin dans la colère. Le peuple a beau crier sa révolte, la surdité du camp d'en face le baillonne. Parce que le camp d'en face, on le sait bien, ne se résume pas aux ministres qui l'incarnent. Derrière leurs rangs serrés se trouvent les véritables profiteurs de la réforme, les dirigeants occultes de notre pays et de bien d'autres : les marionettistes prodiges de la finance mondiale.

Personne n'est dupe, la loi proposée ne résoud en rien le financement de nos retraites ; elle fait reposer sur les travailleurs la totalité des efforts à consentir, et précipite la fin de la retraite par répartition, rendant le recours aux retraites complémentaires inévitable.
Préserver le monde de la finance est donc devenu intérêt supérieur de la Nation. Quitte à bafouer la démocratie la plus élémentaire. Quitte à, semaine après semaine, mettre le feu aux poudres.

billardLe feu aux poudres dans le débat parlementaire, lorsque le gouvernement impose un calendrier au pas de charge, que les députés se voient couper le sifflet à coup de suppression des débats, que le vote des articles au Sénat est fait dans le désordre pour passer en priorité les articles portant sur l'age de départ à la retraite, quand il est fait recours au 44-3 pour accéler la cadence, quand la commission paritaire pond un "accord exceptionnel" pour permettre une adoption expresse.


carre.jpgLe feu aux poudres dans le rang des syndicats, quand la presse minimise le mouvement, quand les travailleurs des raffineries sont réquisitionnés pour ne surtout pas perturber les départs en vacances, quand Parisot fait les yeux doux à Chérèque, quand Fillon dénigre les 3,5 millions de français qui défilent et propose en échange de "faire preuve de pédagogie".

jeunes.JPGLe feu aux poudres chez les jeunes, quand les CRS sont déployés un matin d'octobre devant plusieurs dizaines de lycées, quand des flashballs sont tirés, quand Hortefeux déclare qu'il est irresponsable pour les parents de laisser manifester leurs enfants, quand les comparutions immédiates se multiplient.

Le combat que nous menons pour nos retraites est un combat contre la financiarisation du monde et les dérives qu'elle engendre. C'est un combat pour le droit du peuple à faire entendre sa voix, des travailleurs à défendre leurs acquis sociaux, des jeunes à refuser le système injuste qui leur est proposé.
Si certains doutaient encore de l'existence de la lutte des classes, l'attitude du gouvernement est la preuve éclatante qu'elle est plus que jamais d'actualité : alors que les "importants" sont prêts à toutes les dérives pour défendre leurs intérêts, il est de notre devoir de ne pas nous laisser faire.
Jeudi 28 octobre, soyons encore plus nombreux à nous mobiliser pour faire entendre notre voix. Le temps n'est pas à la résignation. La révolution citoyenne est en marche.

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Pour suivre le mouvement montreuillois, rendez vous sur http://jvoisclair.blogspot.com/.

Publié dans La droite doit partir

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