Le mal-logement est la conséquence de la politique de la droite

Publié le par Nicolas Voisin

Communiqué de Nicolas Voisin

Candidat (Parti de Gauche) aux élections régionales sur la liste 93

« Ensemble pour des régions à gauche, écologiques, solidaires et citoyennes »

 

Montreuil, le 2 février 2010


Mal-logement en Seine-Saint-Denis

La situation catastrophique est la conséquence de la politique de la droite

 

La publication lundi 1er février 2010 par la Fondation « Abbé-Pierre » de son rapport sur la situation du mal logement en France révèle cette année encore l’inadmissible situation que connaissent au quotidien des millions de nos concitoyens, et la réalité brutale de la politique de la droite sur le logement.

Ainsi, plus de 10 millions de personnes sont touchées par un problème de logement, 3,5 millions sont mal logés ou sans logis, 200 000 personnes sont sans-abri. Selon le Collectif des morts de la rue, plus de 350 personnes sans domicile fixe auraient trouvé la mort en 2009.

On voit réapparaître les bidonvilles autour de Paris, improprement nommés « camps de roms ». En novembre dernier, la Ddass de la Seine-Saint-Denis estimait que le département comptait près de 50 bidonvilles abritant plus de 3100 personnes vivant dans des conditions de totale insécurité et insalubrité. 

C’est en Île-de-France que les chiffres sont les plus alarmant, et dans le département de la Seine-Saint-Denis. Plus de 1,3 millions demandes d’accès en  logement social sont en souffrance, dont plus de 340 000 en Ile de France et environ 60 000 en Seine-Saint-Denis.

Parallèlement, les loyers ne cessent d’augmenter et les « taux d’effort » pour les ménages atteignent des sommets : parmi les nouveaux locataires en 2009 dans le parc privé, le taux d’effort peut atteindre 47,3% après déduction de l’aide au logement pour une personne isolée disposant d’un revenu équivalent au SMIC, 48,7% pour un couple avec deux enfants et 1,5 smic. En Seine-Saint-Denis comme partout, le nombre de contentieux locatifs s’envole.

Il faut que cela cesse !

Il faut dénoncer les responsables de cette situation et changer de politique !

 

Il est temps de dénoncer les responsables de cette situation résultant de  trente années de désengagement de l’Etat, accentué par les gouvernements de droite.

 

La Loi Boutin qui casse le logement social. Le budget public consacré par le gouvernement Sarkozy au logement social qui en 2009 était inférieur à 1,85 % du PIB. La promotion par le gouvernement de la spéculation foncière avec son projet de la société du « Grand Paris » autour des gares de son futur métro «classes affaires» dit «Grand 8». Les dispositifs de défiscalisation De Robien, Borloo et Scellier, qui ont incité au développement du parc locatif privé et à la flambée des prix du foncier et de l’immobilier.

 

Mais cette crise est aussi le résultat de politiques locales. En Seine-Saint-Denis, voici la liste des communes « hors la loi » au regard de la Loi SRU qui impose aux communes 20% de logements sociaux :

 


Commune

Nb de logements sociaux

%

Coubron

56 

3,21

Gagny

12 918 

19,78

Gournay sur Marne

119 

4,68

Le Raincy

268 

4,30

Livry Gargan

2 435 

14,48

Neuilly Plaisance

1 300 

15,89

Pavillons sous Bois

942 

10,93

Rosny sous Bois

2 949 

17,20

Vaujours

135 

5,66

 

Sur ces neuf communes, 8 sont de droite, et parmi elles figure le ghetto doré du Raincy, dont le député-maire UMP Eric Raoult s’est illustré depuis 2002 par sa croisade pour la suppression de la loi SRU.

 

Il faut changer de politique. La liste « Ensemble pour des régions à gauche, écologiques, solidaires et citoyennes » en Île-de-France propose de :

 

Supprimer les aides de la Région aux communes qui ne respectent pas le minimum de 20% de logements sociaux et interdire les expulsions

Refuser la promotion par l’Etat de la spéculation foncière et aller vers un service public du logement et de l’habitat

Tripler les moyens consacrés au logement en Ile-de-France.

Exiger l’application de la loi de réquisition sur les logements vides,

Lancer un vaste programme de rénovation thermique de l'habitat et soutenir les initiatives d'habitat coopératif groupé et écologique

Contrôler et plafonner les loyers et les charges par l'intervention de l'établissement foncier régional

Impulser la création de conseils de l'habitat social pour permettre aux locataires de faire entendre leurs droits auprès des bailleurs et imposer leur contrôle des charges.

Diversifier les implantations territoriales avec/autour des infrastructures publiques et au cœur des villes.

Face à l’urgence de l’hébergement et de la réadaptation, entre la rue et un logement, travailler avec les associations «de la rue» pour des solutions transitoires humaines et adaptées.

 

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Publié dans Communiqués de presse

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