No Pasaran

Publié le par Julien Marion - Co-secrétaire du comité PG Montreuil

jumarion En temps normal, Montreuil est déjà une terre hostile aux idées d'extrême-droite. Ce lundi 28 mars, c'était pire pour les fachos. Au siège de la CGT, à Porte de Montreuil, un candidat FN en Moselle se voyait confirmer sa suspension du syndicat. Des centaines de syndiqués s'étaient rassemblés pour accueillir sous les huées l'ex-syndicaliste et empêcher qu'il ne tienne une conférence de presse devant ce lieu où d'innombrables luttes sociales ont été organisées. Et s'il est entré par la porte principale, il faut croire qu'il valait mieux pour lui qu'il ne repasse pas devant les militants et qu'il ressorte discrètement, par la petite porte, dans une autre rue.

Le FN, qui se cherche une certaine légitimité auprès des classes populaires, essaie parfois de se placer dans les syndicats. Mais ceux-ci, comme la CGT aujourd'hui, démontrent que les thèses racistes et libérales du FN sont incompatibles avec les intérêts et la défense des travailleurs. Que ce soit sur la retraite à 60 ans, les droits syndicaux ou la défense des travailleurs immigrés en exemples récents, les syndicats et le FN se sont toujours opposés.

Quelques jours avant les cantonales, les syndicats CFDT, CGT, FSU, Solidaires et Unsa lançaient un appel contre « l'instrumentalisation du syndicalisme par le Front national ». En tout, la CGT, FO, SUD, et la CFDT ont engagé des procédures d'exclusion contre des syndiqués, candidats FN aux cantonales.

Une vigilance active s'exerce donc dans les syndicats, des argumentaires pour démonter l'idéologie du FN circulent. Les militants rassemblés à l'entrée de la CGT semblaient plus que motivés. Il y avait une bonne délégation montreuilloise parmi eux, et une grosse présence de syndicats de Seine-Saint-Denis, département comme d'habitude à la pointe de la lutte antiraciste.


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