Suite aux violences policières du 8 juillet à Montreuil

Publié le par Juliette Prados

Lors des interventions policières survenues à Montreuil en réponse aux manifestations consécutives à l’expulsion du squat de la clinique, cinq personnes ont été blessées par des tirs de flash balls, dont un en plein visage, ce qui a conduit à la perte de son œil.

 

Le Parti de Gauche condamne fermement le recours de plus en plus systématique à la violence par les forces de l’ordre.

 

A plusieurs reprises, nous nous sommes inquiétés du climat répressif qui s’instaure dans le pays, et les attaques de plus en plus fréquentes au droit d’expression et de manifestation. Ces derniers mois, nous avons notamment eu à lutter contre le « délit de solidarité, à déplorer l’arrestation de notre camarade Hervé Eon pour avoir brandi une pancarte sur laquelle figurait l’inscription « Casse toi pov’con », celle de Lounis Ibadioune pour avoir vendu l’Humanité Dimanche, ou plus récemment l’injonction faite à Tristan Sadeghi, lycéen parisien, de s’engager par écrit à ne plus bloquer son lycée pour obtenir son inscription en terminale.

 

Ces différents événements démontrent une volonté d’exercer une pression constante pour étouffer toute forme de contestation, et créent une tension permanente qui ne peut que déboucher sur des actes de violence tels ceux que Montreuil a connu la semaine dernière.

 

Le Parti de Gauche demande qu’une enquête soit ouverte afin que toute la lumière soit faite sur les circonstances des tirs, et réaffirme son engagement pour la défense de la liberté de s’exprimer et de manifester.

Publié dans Communiqués de presse

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