Dossier n°1 (ouvert en juin 2008) - les Murs à Pêches

Communiqué MAP du 20 juin 2008

Dominique Voynet veut-elle la mort de l'association Murs à pêches ?
Une conférence de presse à Montreuil
le mercredi 25 juin 2008.

 

Impensable ! L'association Murs à pêches (MAP), créée en 1994 à Montreuil, est contrainte de licencier quatre salariés, et ne pourra plus donner une formation reconnue comme exemplaire à ceux des exclus locaux qui voulaient devenir jardiniers. À cause de madame Voynet ? Oui, à cause d'elle.

MAP est cette association qui se bat depuis 1994 pour sauver un patrimoine unique fait de dizaines d'hectares d'anciennes parcelles agricoles, là où les horticulteurs du passé faisaient pousser des fleurs, des fruits dont des pêches.

L'ancienne municipalité, que nous avons combattue, voulait urbaniser le lieu et le faire disparaître. MAP est parvenue à le sauver par l'action, la mobilisation, la constante proposition. En 2001, nous avons obtenu de Madame Voynet, qui était ministre, qu'elle classe 8,5 hectares des anciens Murs à pêches.

Autant dire que nous avons été heureux de son élection, et aussitôt confiants pour l'avenir. Mais nous avions tort. Car nous venons d'apprendre que la ville de Montreuil ne renouvelle pas le marché d'insertion à l'association MAP, la privant de rentrées qui la plongent dans le chaos.

Quatre salariés (CDI), nous le répétons, sont licenciés. Huit postes en chantier d'insertion prometteur sont supprimés.

C'est grave. La décision de la mairie tombe comme un couperet. Nous ne contestons pas la nécessité de discussions et le besoin de

gérer l'argent public avec rigueur. Mais la méthode suivie par Madame Voynet, faite de mépris pour une association légitime, est un

coup de force qui amène à se poser de nombreuses questions.

S'agit-il de museler une association qui a toujours été indépendante des pouvoirs ? De l'écarter au profit de projets qui porteraient la seule estampille de Madame Voynet ? Celle-ci a-t-elle appris du passé ? De la catastrophe de l'Erika à l'autorisation donnée au maïs transgénique, elle a, comme tout le monde, commis des erreurs. Le pire serait de ne pas le reconnaître.

MAP n'est pas une association de contestation, mais de construction. Nous dévoilerons dans notre conférence de presse tous les éléments du dossier et répondrons à toutes les questions sans gêne. Pour nous, il est encore temps d'ouvrir des discussions publiques sur l'avenir des Murs à pêches. Et de dégager une solution favorable au site et aux citoyens de Montreuil. Avec au centre l'association qui a permis jusqu'ici la sauvegarde des Murs et du site.

Une conférence de presse à Montreuil,

le mercredi 25 juin 2008, à 10h
à la Maison des Associations

35 avenue de la Résistance

93100 Montreuil

Métro : Croix de Chavaux

 

 

 

Contacts :

Pascal Mage : 06.98.95.88.57

Magali Strassel : 01.48.18.74.24

infos@mursapeches.com

 



 

Communiqué MAP du 12 juin 2008

POURQUOI LA FIN DU CHANTIER D’INSERTION DE L’ASSOCIATION DES MURS A PECHES ?

 

L’association des Murs à Pêches, a été créée en 1994 pour répondre à l’urgence de sauvegarder le site des Murs à Pêches à Montreuil et face aux projets d’urbanisation portés par l’ancienne municipalité. Elle a toujours choisit l’initiative, l’action, et l’interpellation plutôt que la simple contestation.

Dès 1997, elle s’est lancée dans la restauration des murs grâce à des chantiers de bénévoles internationaux Rempart.

Ses actions et réflexions l’ont conduit à mettre en place en février 2006 un chantier d’insertion qualifiant (CAP d’ouvrier de travaux  paysagistes) dont le double objectif est :

- l’insertion socioprofessionnelle de personnes en difficulté,

- la valorisation du site classé des Murs à Pêches par la création d’une pépinière de variété ancienne de pêchers de Montreuil, par le maintien  d’une exploitation de culture florale, et par la restauration et protection des murs.

Ce chantier a rencontré un succès exemplaire en termes de retour à l’emploi et de formation et est reconnu par l’ensemble de ses partenaires. D’ailleurs ceux-ci étaient prêts à poursuivre, voire même à renforcer l’accompagnement du chantier si la décision de la municipalité avait été positive. Nous avons rencontré nous semble-t-il, de la part de la municipalité une absence  totale de volonté de nous aider à traverser cette période critique.

Sur 9 salariés en insertion ayant quitté le chantier, 8 ont trouvé un emploi dont 7 en tant que jardiniers. Sur la deuxième session, sur 8 salariés en insertion 4 ont déjà obtenu leur CAP.

La mise en place du chantier a demandé un temps de préparation important (18 mois) et l’implication forte de 7 bénévoles.

Malheureusement, le chantier d’insertion a rencontré des difficultés d’ordre économique, avec un déficit de 22 000 euros qui apparaissent sur le bilan comptable de 2007.L’association a assumé ce déficit avec ses propres réserves des années antérieures. Comme de nombreux chantiers d’insertion, celui-ci souffre du manque de développement de ses activités économiques directes.

La grande particularité de ce chantier est d’intervenir sur un domaine principalement public et de surcroît classé au titre des sites et paysages.

L’association a donc signé un marché d’insertion avec la ville de Montreuil ayant pour objet la restauration des murs (de juillet 2007 à juillet  2008). A la demande de la reconduite et de l’augmentation de ce marché, la nouvelle municipalité, malgré une campagne municipale axée sur le sauvegarde et la valorisation du site a décidé de ne pas le renouveler. Cette décision est  stupéfiante et incompréhensible, car la somme de 90.000 € demandée sur une année pleine, est relativement modeste compte-tenu du budget de la ville et des résultats du chantier.

La nouvelle municipalité souhaite reprendre la maîtrise d’œuvre de la reconstruction des murs et piloter l’avenir du site ; ce qui est fort légitime et souhaitable. Mais faut-il pour autant faire table rase des actions accomplies depuis des années par l’association des Murs à Pêches ? Peut-on gérer aussi brutalement l’héritage des luttes et du travail menés depuis des années par l’association ?

Cette décision de la ville, met l’association dans l’obligation de procéder au licenciement économique de ses 4 salariés (en CDI) et à la non-reconduction de 8 postes en insertion (en C.A.E.), ce qui privera des habitants   chantier. défavorisés d’une formation et d’un retour probable vers un emploi durable à l’issue du

Quel incroyable paradoxe pour une municipalité ayant de grandes ambitions pour le site de commencer en faisant table rase des actions d’une des associations emblématiques de la lutte pour la valorisation du site !
Pour parodier le slogan de la fête de la Ville de cette année : « Désirer la réalité c’est bien, réaliser ses désirs c’est mieux, détruire ce qui se réalise c’est pire ! »


 

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