Expulsions : surtout, ne pas s'en mêler...

Publié le par Riva Gherchanoc

photo riva blog Ce mardi 22 octobre 2013, le Préfet a ordonné l'expulsion des locataires du 56 rue Irène et Fréderic Joliot- Curie à Montreuil, moins de 10 jours avant le début de la trêve hivernale le 1er novembre.

Parmi la trentaine de personnes, 4 femmes enceintes, 12 enfants et bébés âgés de 4mois à 8ans. Voynet prévenue depuis vendredi dernier s'est seulement opposée à l'expulsion sans anticipation aucune c'est-à-dire voir avec les services sociaux de la ville et du département dont l'ASE.

 Les familles ont erré ce 22 octobre toute la journée dans la rue, se réfugiant à l'abri de la pluie dans la galerie commerciale. Ni la maire, Dominique Voynet, ni un-e seul-e élu-e de la majorité n'est venu les voir de la journée.

Dès 18h/19h, quelques militants du Front de Gauche de Montreuil et du DAL et des élu-e-s sont arrivé-e-s auprès des expulsé-e-s, Juliette Prados (FdG), Dominique Attia (FdG), Alexis Lorca (PS), Belaïde Bedreddine (FdG) et Fréderic Molossi (PS). Leurs appels insistants à la Mairie ont fini par faire déplacer l'élue d'astreinte, Mme Heugas. Solution pour la nuit: l'ouverture du gymnase Joliot Curie sans matelas ni couverture. Refus de la Mairie de les emmener à Henri Wallon où il y avait justement tout pour les accueillir dans de meilleures conditions.

Ils devaient en partir ce matin à 8h. La ville s'est engagée à suivre avec la préfecture pour que des solutions leur soient proposées.

Mercredi 23 octobre au matin, pas un-e élu-e de la majorité municipale de Montreuil n’est venu sur place. Ce sont, encore une fois, les militants soucieux des expulsé-e-s, qui ont appelé l'association Emmaus pour que les familles sans logis ni nourritures puissent avoir des repas chauds.

La Mairie ne fait rien et laisse pourrir la situation.

A quoi servent les élus de la République? S'agit-il d'incompétence de la part de Voynet et son équipe? Ca ressemble plutôt une gestion parfaitement orchestrée et pensée, et c'est bien ça le pire ! Surtout, ne pas s'en mêler, pour ne pas avoir à être tenu responsable...

En début d'après-midi, j'ai appris de mes camarades sur place que la Mairie demandait aux familles de quitter le gymnase de 14h à 18h!!!

Doit-on rappeler la présence de femmes enceintes, de bébés, d'enfants en bas âge? En milieu de l’après-midi, notre conseiller général Belaïde Bedreddine (FdG), était en train de voir pour trouver une solution dans l'immédiat pour ses familles dans le désespoir.

 

Publié dans Coups de calcaire...

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Cesare 23/10/2013 19:17

heu... il me paraît pas super-approprié de spéculer sur le dos des familles expulsées, surtout que jusqu'à l'après-midi je n'ai vu AUCUN militant politique
PC-PdG-FDG-FASE-LO-POI-PS-RSM-PRG-LoiNaturelle etc (et encore moins élu sur place). Il y a avait bien des riverains et militants associatifs, nous avons fait ce que nous avons pu, à savoir alerter
les élus de la ville, qui ont fait pression sur Pref et Ministère le jour et sont intervenus le soir, en transportant avec leurs voitures les gens au Gymnase. Cracher sur la mairie qui a été la
seule à bouger le petit doigt, contrairement à la Pref et au Conseil Général (malgré l'arrivée très tardive de l'élu PCF de Montreuil Ouest) me paraît un peu limite. La polémique pour la polémique,
OK, mais dans les limites de la réalité et de la décence.

Rédaction 93100 Dessus Dessous 25/10/2013 07:52



Bonjour


Tu as raison de souligner que cette situation est avant tout de l'entière responsabilité de l'Etat, représenté par le Préfet. Et nous pouvons saluer la dénonciation publique de cette expulsion
par Dominique Voynet. Tout comme nous pouvons saluer la mobilisation des habitants et des associations. Toutefois, il est dommage de constater que :


-les élus ayant transporté les familles sont les élus de la minorité et BelaId Bedereddine,  onseiller général. A noter que Voynet, qui pourtant savait que cette expulsion était
envisagée,n'avait pas juger bon d'en alerter Frédéric Molossi, pourtant Conseiller général du canton.


-les élus de la majorité ne se sont mobilisés que tard dans la soirée, alors que de nombreux élus de la mino, militants politiques et citoyens étaient déjà sur place.


- ce sont les citoyens et les militants politiques qui s'organisent pour assurer des repas au famille, la mairie se déchargeant sur le préfet dont elle argue que c'est la responsabilité (ce qui
est vrai, mais est-ce une raison pour les laisser sans manger ? si nous sommes capables de contacter les restaus du coeur ou Emmaüs, ils pourraient également le faire !)


- ce sont les conseillers généraux qui ont pris l'initiative de contacter l'ASE, alors même que les risques d'expulsion étaient connus depuis plusieurs jours par la mairie.


En conclusion, il n'est pas question de faire porter ici la responsabilité de l'expulsion à la mairie.  Mais de regretter qu'elle laisse les citoyens (élus de la minorité compris), gérer
l'urgence à laquelle font face ces familles.