Il y a un an, à la Bastille, le Front de gauche lance l’insurrection

Publié le par Nathanaël Uhl

nath.jpg Bon anniversaire ! Bon anniversaire à toutes celles et à tous ceux qui, il y a un an, ont battu le pavé parisien. Le 18 mars 2012, à l’appel du Front de gauche, plus de 100 000 assurément, aux alentours de 150 000 plus sérieusement, nous avons marché de la place de la Nation à Bastille où nous nous sommes. Cette marche-meeting a été assurément un des moments-clés dans la dynamique que le Front de Gauche a su créer et qui s’est matérialisée par 4 millions de voix.

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J’écrivais, au lendemain de la marche : « Le Front de Gauche, ce dimanche 18 mars, c’est une marche des fiertés. Fierté retrouvée pour l’allocataire du RSA que les oligarques qualifient d’« assisté » quand ce sont eux qui bénéficient le plus des largesses de l’argent public. Fierté de ces couples homosexuels qui n’ont pas à endurer le regard réprobateur des bas du front. Fierté de ces salariés de Fralib, accueillis en triomphe par l’assemblée de Bastille et qui lèvent haut l’étendard du combat de classes. Fierté de ces militants communistes qui n’ont plus à subir le mépris condescendant des éléphanteaux du Parti dit socialiste. »

Assurément, depuis, les salariés en lutte n’ont pas baissé la tête. Au contraire, ils affichent haut leur détermination, malgré les renoncements d’un parti socialiste finalement victorieux par défaut ; malgré les violences policières ; malgré le déferlement de haine médiatique déversé par les éditocrates. Quelque chose a changé depuis ce 18 mars 2012.

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Dans son compte-rendu de la marche, mon camarade de comité, José Espinosal’annonçait : « L'évènement c'est cette multitude rassemblée autour d'une idée : à bas la monarchie présidentielle, vive la 6erépublique ! (…) La révolte gronde. La colère explose. Le changement s'incarne dans ce mouvement. Comme vous, je pressens que demain ne sera plus pareil (…) Le peuple est en marche pour recouvrer ses droits et les étendre. »

C’est toujours le cas, alors que nous sommes confrontés à une adversité redoutable puisqu’issue des rangs de ce que tout un chacun qualifie comme étant « la gauche ». Nous sommes de plus en plus nombreux à revendiquer une extension de nos droits face à un gouvernement qui a choisi le renoncement. Des militants qui continuent à se battre contre les expulsions de Rroms aux salariés de Goodyear Amiens-Nord qui veulent reprendre leur activité sous forme de SCOP ; des citoyen-ne-s qui se battent pour le droit de vote des immigré-e-s à celles et ceux qui réclament l’amnistie pour les syndicalistes et les militants écologistes…

Tous et toutes, ils constituent l’avant-garde de l’insurrection qui vient, une insurrection citoyenne qui constate que le capitalisme - financier ou industriel ; vert ou non ; ultralibéral ou nimbé d’une vague aura de « social » - est un système assassin qu’il faut abattre.

A ces insurgé-e-s, nous disons une nouvelle fois « bon anniversaire » ! Et rendez-vous dans la rue très bientôt !

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Publié dans histoires de campagne

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