Vendredi 18, il fallait être à l'usine...

Publié le par Yves Pras

Yves Pras L’usine ? siège de campagne du Front de gauche, Les Lilas, limite Bagnolet.

Les « commandos culturels du Parti de gauche » donnaient une pièce de Frédéric LORDON : « D’un retournement l’autre ».

 

Frédéric LORDON est connu comme économiste soutenant la thèse de la démondialisation. La soutenant même avec brio lors de ses quelques passages télévisuels au cours desquels ses contradicteurs mélangent allègrement et volontairement démondialisation et décroissance. Parler d’une autre répartition des richesses, parler d’une autre façon de produire, voilà qui est sacrilège pour tous ses opposants..

Ses explications sont pourtant très didactiques et ne peuvent que convaincre les gens de bonne foi.

 

Frédéric LORDON s’essaie donc au théâtre. Pièce d’actualité, bien sûr portant sur les sujets d’actualité, économiques et politiques : la crise de l’ultra libéralisme. Un banquier, ses collègues et amis du conseil d’administration. Un journaliste. Un Président de la République, ses conseillers, un Premier ministre.

La crise est fatale. Les banquiers font tout ce qu’il faut pour la combattre et pour la faire payer par les pauvres et les classes moyennes. Le gouvernement aussi. L’austérité est inévitable… Et un conseiller va, progressivement, prendre le contre-pied de cette thèse dominante dans tous les milieux y compris d’une partie de ceux se disant de gauche, et fera des propositions citoyennes. Le people ne se laissera pas faire, et la pièce se termine sur une vibrante Internationale reprise par la salle.

 

Le Président était criant de vérité, méprisant, n’entendant que ce qui l’arrange, arrogant avec ses pieds sur le bureau. Un premier ministre en costume trois pièces cravate, un conseiller vil et flatteur. L’actrice qui jouait le conseiller qui change de camp possédait parfaitement son texte et nous le faisait vivre. Les banquiers auxquels il ne manquait que le gros cigare, loi anti tabac oblige, et un journaliste servile, se croyant arrogant et n’étant qu’un paillasson.

Le tout joué par une troupe d’amateurs militants : « Les commandos culturels du Parti de gauche ».

 

Ah, la pièce est en vers avec rythme et rimes.

Il a fallu ajouter des sièges. Une restauration rapide type assiette de survie et un coin librairie complétaient le lieu.

 

Alors, aucune hésitation : consultez régulièrement l’agenda de la campagne du Front de gauche. Et dès que les Commandos culturels seront annoncés, ou une pièce de Frédéric LORDON, réservez la date. Allez y.

 

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Publié dans histoires de campagne

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